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Union Berrichonne du Loiret
                              
Pierre MANDEREAU
 
Mort pour la France
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pierre, Henri, Jean, Marie MANDEREAU est né le vendredi 7 septembre 1888 (3 heures du matin) au 29 rue du Tabour à Orléans, où ses parents exploitaient une bijouterie depuis 1887.
 
Son père, François, Jean-Baptiste MANDEREAU, était originaire de Cerbois (18). Il était membre de l’Union Berrichonne du Loiret. A partir de 1890, il exploitera une horlogerie-bijouterie au 75 rue Royale (Angle rue de la vieille poterie – Anciennement commerce au nom de Molgatini) à Orléans.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le 12 septembre 1887, à Orléans, il avait épousé Cécile, Aglaé, Isabelle LEPAGE, née à Orléans.
 
Un article le concernant vous a été précédemment proposé sur ce site Internet.
 
De cette union, outre Pierre, l’aîné, étaient nés Jeanne Blanche Marie en 1890, Madeleine en 1897 et Jacques en 1900.
De la classe 1908, Pierre sera incorporé au 131ème R.I d’Orléans (caserne Coligny), le 7 septembre 1909. A cette époque, il exerçait la profession d’employé de commerce et demeurait aux Andelys (Eure).
 
Le 1er avril 1911,  il est nommé sous-lieutenant de réserve et affecté au 39ème R.I. de Rouen.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le 24 septembre 1911, il passe dans la disponibilité.
 
Description :
Cheveux et sourcils châtains. Yeux bleus. Front ordinaire. Nez droit. Bouche moyenne. Menton à fossette.
Visage ovale. Taille : 1M68. Degré d’instruction : 3.
 
 
Le 2 août 1914, il est mobilisé au 160ème R.I. de Toul lequel met sur pied son régiment de réserve (360ème) où Pierre MANDEREAU sera affecté (17ème compagnie).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le 8 août 1914, le régiment, sous les ordres du lieutenant colonel Bablon, quittait Rouceux, près de Neufchâteau (Vosges).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Avec le 237ème régiment d'infanterie et le 279ème, il formait la 140ème Brigade de la 70ème Division de réserve, sous les ordres du général Fayolle.
 
Le 8 août, après avoir été rassemblé, le régiment se met en marche et gagne le centre de résistance du plateau de La Rochette, devant Nancy (Meurthe-et-Moselle). Le baptême du feu à lieu le 20 août, lors d’une offensive française dans le secteur de Jallaucourt, en Lorraine annexée (bataille de Lorraine).
 
Le dernier jour de Pierre MANDEREAU.
 
Le 24 août, la 140ème Brigade reçoit l'ordre de se porter à l'attaque du front Hoéville, ferme Sainte-Libaire : le 237ème RI à droite, le 279ème au centre, le 360ème R. I. à gauche.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'ennemi bat en retraite. A 18h30, le régiment s'installe au bivouac à la cote 293, à 1800 mètres à l'ouest d'Hoéville ; il n'a reçu aucun coup de fusil. Plus à l'ouest, vers Réméréville, la lutte d’infanterie, très violente décèle cependant la présence très proche de l'ennemi.
 
Le 25 août, à 4h30, le régiment reprend la marche en avant. Il quitte son bivouac et se dirige vers Hoéville.
 
La 19ème compagnie (lieutenant Henry) en avant-garde, marchant en ligne de sections par quatre, est accueillie par des coups de feu d’infanterie provenant du saillant sud du bois immédiatement à l'ouest d'Hoéville.
 
La 20ème compagnie (capitaine Veil) se déploie à droite de la 19ème.
 
Les 17ème et 18ème compagnies (5ème bataillon - capitaine Fuchs et capitaine Beurier) tentent un mouvement débordant sous bois.
 
Le 6ème bataillon reste en réserve.
 
C'est dans ces conditions que la bataille d'infanterie s'engage tout de suite très violente. Officiers et hommes de troupe rivalisent de courage et de sang-froid, et manœuvrent comme à la caserne en dépit d'une fusillade très vive. Un violent feu de mitrailleuses ennemies qui se déclencha tout à coup, fauchant impitoyablement tous ceux qui tentaient de s'accrocher au terrain, paralysa tous les efforts.
 
La compagnie Fuchs reçoit l’ordre de pénétrer dans le bois et de chercher à prendre à revers les tranchées de la lisière ouest.
 
L'artillerie française, sur laquelle on avait compté, ne vint se mettre en position que lorsque l'infanterie déjà était décimée et incapable de coordonner ses actes, d'autant plus que la plupart des officiers avaient été tués ou blessés dès le début de la bataille.
 
Ces dans ses conditions que Pierre MANDREAU « a été tué (…) en résistant énergiquement avec sa section, sur la position qu’il occupait, pendant 3 heures, à des forces supérieures en nombre. » Citation à l’Ordre de l’Armée : Journal Officiel du 8 octobre 1915.
 
A 10 heures du matin, le lieutenant-colonel songeait uniquement à rassembler les éléments épars de son régiment à l'ouest de Réméréville et, à 18 heures, le 360ème Régiment d'infanterie se rendait a Art-sur-Meurthe, fier quand même d'avoir appris que ses efforts n'étaient pas restés vains et que l'ennemi avait abandonné la lutte, pris sous le feu meurtrier de nos 75.
 
Malheureusement, les pertes dans cette affaire avaient été sévères : 19 officiers, près de 900 hommes avaient été tués ou blessés ; des compagnies entières, comme la 20ème, entièrement fauchées ; des blessés laissés sur le champ de bataille (sous-lieutenant Forestier Toussaint, de la 19ème compagnie) furent achevés par les Allemands, premiers symptômes d'une sauvagerie et des atrocités systématiques qui devaient être le triste et honteux privilège de nos ennemis.
 
 
Pierre MANDEREAU recevra la Croix de guerre avec palme à titre posthume.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
C’est courant novembre 1914 que ses parents semblent avoir été officiellement informés de son décès.
 
Il a été inhumé à Courbessaux (Arrondissement de Lunéville).
 
Le jeudi 31 juillet 1919, à 10 heures, un service funèbre a été célébré à la cathédrale Sainte-Croix pour le repos des âmes de MM. Saint-Ange BRAVAIS, Paul COLLIOT, Paul et René FROMONT, René HALLET, Pierre MANDEREAU, Paul MORAND, Jean NOUGARET, Maurice PANISET, Jacques PIGELET (autre fils d’un membre de l’Union Berrichonne), Robert SEVIN, morts pour la France.
 
 
 
Sources :
Historique du 360ème R.I
Journal des Marches et Opérations du 360ème R.I.
Archives départementales du Loiret et du Cher.
Journal du Loiret.