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Union Berrichonne du Loiret
                                           Musique
                                                                                                                                                               
                                                                        

                                                                                                                         
Les instruments dont nous aimons jouer et découvrir les secrets sont par excellence la vielle à roue et la cornemuse berrichonne. Afin de vous permettre de mieux les connaître en voici un bref historique.
LA CORNEMUSE






Il est pratiquement impossible de dater avec précision l’apparition du principe de la cornemuse, cependant les recherches effectuées jusqu’à présent permettent d’affirmer que les cornemuses ont été utilisées depuis 3000 avant JC en Europe et dans le Nord de l’Afrique. Après le déclin de l’Empire Romain, celles-ci restèrent dans les pays celtiques puis évoluèrent indépendamment selon leur aire d’utilisation. L’instrument semble ensuite disparaître entre le début de notre ère et VIII ème siècle.
            Du Moyen Age au XVI ème siècle, la cornemuse devient l’un des instruments les plus populaires en Europe. C’est la période la plus riche de la cornemuse où elle est la reine sur toutes les places de villages et de petites villes, faisant danser les gens aussi bien en Hollande, qu’en Grande Bretagne, en France et particulièrement en Bretagne.
            A la fin du Moyen-Age, son déclin s’amorce dans beaucoup de pays : alors qu’une nouvelle tendance invite les populations à se réunir en salle plutôt que sur les places des villages, des instruments aux sonorités plus douces et aux possibilités sonores plus étendues lui sont préférés.
            La connaissance de l’instrument s’améliore nettement à partir du XVIIème siècle en particulier grâce à l’écriture des premiers traités de la musique et des instruments : la transmission des connaissances sur la cornemuse passe alors d’une tradition orale à la musique écrite. La cornemuse sur laquelle on recueille alors le plus d’informations est la musette baroque qui connaît son apogée au XVIIIème siècle pendant lequel elle fut jouée pour et par la noblesse française puis européenne. Gonflée au moyen d’un soufflet, dotée d’un bourdon de forme très compacte et de chalumeaux de petite taille, tournée en ivoire ou dans des bois précieux, elle est dotée d’une sonorité relativement douce et de possibilités musicales étendues.
            Si la musette baroque ne survit pas à la Révolution elle laisse malgré tout son empreinte à travers de nombreuses cornemuses plus populaires qui garderont sa forme, sa perce, son soufflet, ses bourdons ou son boîtier à boules.
            Au cours du XIX ème siècle, la cornemuse subira un courant régionaliste qui fera d’elle l’emblème de certaines provinces comme l’Auvergne ou la Bretagne. Les musiciens sont nombreux ainsi que les facteurs d’instruments. Du reste certaines archives instrumentales ou sonores laissent à penser que leur niveau était particulièrement élevé.
            Avec l’arrivée de la Première Guerre Mondiale et son lot d’évolutions technologiques, les joueurs de cornemuse sont contraints de cesser leur activité musicale soit de changer d’instruments (saxophone, accordéon diatonique puis chromatique) et de répertoire…
            Il faudra attendre les années 1970 et l’essor de tout un courant Folk pour assister au renouveau de cet instrument.
                                                                                                                          
LA VIELLE





  Bon nombre d’historiens semblent s’accorder pour situer l’apparition de la vielle au XI siècle sous sa forme ancienne l’organistrum. Cet ancêtre de la vielle était actionné par deux musiciens : un qui tournait la manivelle et l’autre qui se chargeait de faire mouvoir les touches.
Au XIII ème siècle, elle prend les dimensions que nous lui connaissons aujourd’hui, sa caisse est plate et le clavier possède huit touches.
Jusqu’à la fin du XIV ème siècle les ménestriers qui, du reste, se regroupent en corporation règnent sur les grandes fêtes qui illuminent toutes les cours seigneuriales du Royaume. Leur instruments de prédilection est la vielle.
A partir du XV ème siècle ces artistes, trop adulés deviennent buveurs et débauchés. Les nobles se lassent d’eux et ne les font plus entrer dans leurs châteaux. Les musiciens cherchent donc à exercer leur art pour le peuple sans pouvoir retrouver pour autant les heures de gloire perdues. La vielle est alors l’instrument des mendiants et des aveugles : Bertrand Du Guesclin va même jusqu’à l’appeler l’instrument truand dans ses chroniques rimées.
La vielle tombe ainsi dans l’oubli jusqu’à la fin du XVI ème siècle.
En un demi-siècle la vielle refait néanmoins son entrée dans les hôtels particuliers et chez les grands du Royaume, sous le règne de Louis XV. La vielle devient ainsi l’instrument indispensable à tout homme élégant. Elle bénéficie alors de l’apport de luthiers, de compositeurs qui rivaliseront pour lui apporter raffinement, nouveauté et richesse.
La Révolution de 1789 et son cortège de bouleversements sociaux et politiques met fin à cet engouement et propulse à nouveau la vielle dans les rues parisiennes. Mais le fait le plus marquant de cette fin XVIII ème est que la province l’adopte à son tour  et d’une manière beaucoup plus forte  que dans la région de Paris. Dans toutes les provinces du Centre, Auvergne, Berry, Bourbonnais, Morvan les paysans prennent goût à cet instrument et l’adopte très facilement.
L’instrument va alors se singulariser notamment grâce à Jean Pajot qui fonde en 1795 le premier atelier de fabrication de vielles à Jenzat dans l’Allier et arborer un style que nous connaissons encore aujourd’hui.
Au XIX ème siècle, la musique populaire du centre de la France va alors adopter la vielle et être marquée par le caractère bien particulier de cet instrument. A l’approche du XX ème siècle, l’apparition d’instruments plus modernes comme la clarinette ou l’accordéon va lui enlever un peu de sa renommée.
              
 POUR CE QUI NOUS CONCERNE
La culture musicale qui gravite autour de la cornemuse et la vielle est parvenue jusqu’à nous par le biais de la transmission orale et plus rarement écrite. Nous aimons à la faire vivre en la partageant et en l’enrichissant d’apports plus contemporains. 

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

            Nous nous rencontrons une fois par semaine minimum pour répéter notre répertoire et l’enrichir et sommes prêts à accueillir d’autres musiciens avec qui partager notre passion. Nous pouvons prêter un instrument à ceux qui le souhaiteraient et leur transmettre les connaissances que nous en avons tant sur les méthodes d’apprentissage que sur les morceaux recueillis.
                                                                        SPECTACLES - ANIMATIONS                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             
Nous sommes également en mesure de proposer des spectacles ou animations (bal folk, banquets, fêtes de village ….. N’hésitez pas à nous consulter.
 
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