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Union Berrichonne du Loiret
                                                                  En Marche ……..de la Visite -promenade dans Paris du 25 juin 2017.
 
 
N’ayant plus guère  de possibilités physiques de suivre le rythme de marche de nos randonneurs sportifs confirmés, je me suis octroyée – avec leur autorisation complice – une petite parenthèse familiale  en retrouvant les enfants au pique-nique du square Montholon, charmant coin de verdure, dans le quartier du Montmartre de la place du Tertre, notre lieu de rendez-vous-déjeuner, après la matinée consacrée à La Basilique du Sacré-Cœur.
 
Paris comporte tant de ces minuscules jardins publics, ombragés, avec des bancs et chaises de repos, des équipements de jeux pour les jeunes, et des lieux de choix pour pigeons et moineaux, qu’il existe un circuit des squares, rien que autour de Montmartre, susceptible d’attirer les amateurs :


 Suivant Amélie, guide passionnée, les Berrichons à Paris, ont donc débuté leur après-midi  de balade dans les passages, en filant la rue Cadet, tandis que je prenais la tangente par le métro, jusqu’au boulevard Vincent Auriol, notre appartement parisien, où je me suis adonnée au temps de récupération de la matinée marcheuse.
C’est là que j’ai reçu le « cadeau » dont je vous parlerais plus tard.
 
Nous sommes restés dans le quartier Austerlitz afin de retrouver le groupe au départ du Car de retour vers Orléans.
 
Nous avons tourné vers la Seine. C’est un spectacle qui n’a rien de changé quant à la poésie chantée qui magnifie notre fleuve national : le paysage reste superbe et les aménagements des rives n’ont rien à envier aux décors de guinguettes d’autrefois ;
Ici, c’est une péniche-piscine.

Là, un restaurant-péniche, et de part et d’autre du pont des amoureux, des paillotes avec transats, comme sur les meilleures plages des bords de mer. Bon, d’accord, les rives ont été inondées durant le mauvais temps, et les installations des paillotes ont été submergées cet hiver….mais la Seine a repris son cours majestueux dans son lit  historique ...et les paillotes ne gardent pas de traces de l’inondation.


.La promenade familiale comptait plus de trottinettes que de chiens de compagnie. Une mariée juive posait pour la photographie du grand jour sur le fond de l’eau et des arbres, pour reprendre ensuite sa berline ornée d’une gerbe de fleurs.
Des sportifs intrépides – vu la chaleur !- s’entraînaient en groupe sur la passerelle « Simone de Beauvoir », à faire des pompes et des flexions de rues tandis que des ados, provocateurs se défiaient sur les poutrelles du pont, au-dessus de l’eau, dans la partie interdite, utilisant les structures comme des poutres de gymnastique en salle…
 
Au loin, un bateau minuscule faisait penser à une scène du « petit Baigneur », quand Michel Galabru est emporté vers la mer, dans sa cabine-toilettes …..
D’un pont à la passerelle suivante S. de Beauvoir, une péniche suivait une route de ….guingois. Elle quittait la trajectoire  fluviale droite et piquait vers la rive gauche : pour la première fois  j’ai assisté à l’accostage et amarrage d’une vraie péniche sur la Seine. Un homme, sur la berge, attendait le filin, reçu à la volée, le nouait autour de la bite d’amarrage, la péniche poussait l’arrière dans l’alignement du quai, et enfin sortait la passerelle de débarquement, vers la rive qui longe les périphériques dont la circulation intense produit un brouhaha sonore que les Parisiens n’entendent plus , mais qui représente un bruit continu, véritable nuisance sonore.
Un bateau-mouche promenait ses touristes sous les Ponts de Paris, et la brigade fluviale veillait au grain.
De la Bibliothèque Nationale, aux escaliers de bois, à Bercy, il ne suffit que d’une passerelle ….et ce symbole de notre économie, de la politique du gouvernement et le dernier ministère de l’économie où le président élu Macron, recevait le soir et préparait sa campagne En Marche, le bâtiment mastodonte trempe ses pieds dans la Seine, à proximité de l’Arena qui multiplie les évènements festifs et sportifs, comme jamais, tandis que la discrète Cinémathèque, au fond des jardins de Bercy, paraît se camoufler sous les ombrages. Deux mondes, l’un prodigieusement en pointe des expositions et des modes, l’autre, secret, conservant les génies de notre passé.
 
C’est pourquoi, lorsque l’on atterrit de l’autre côté de la passerelle S. de Beauvoir (le Castor de Sartre), les sculptures de Rachid Khimoune  interpellent les visiteurs, par leur taille monumentale et leur singularité d’objets entièrement obtenus par de la Récup.
Ce sont les enfants du monde que le sculpteur représente en taille géante. Comme ils sont reconnaissables ces enfants chinois au chapeau pointu, mexicains, au sombrero ou indien, en coiffure de sachem, faite en encerclements  métalliques des troncs d’arbres parisiens, au long des trottoirs, dans lesquels les élégantes  parisiennes cassaient leurs talons.
Rachid Khimoune.com / les Enfants du Monde / sur le Net, on trouve les sculptures des 21 enfants du monde, et les autres œuvres de Khimoune, à Paris, Abu Dabi, et en Chine.
 
Au retour, le Bus 89 nous a reconduits à Austerlitz, où nous avons repris le car vers  Orléans, face au Jardin des Plantes, proche du Muséum rénové des sciences, à la façade orangée et blanche.
Nos amis du Berry, eux, avaient parcouru les passages mystérieux de Paris, qui repèrent les théâtres, les Galeries marchandes, les immeubles remarquables ou les quartiers ethniques.
 
Une journée à Paris, une échappée en milieu urbain, sous un soleil de plomb, la bouteille d’eau et l’amitié en bandoulière : une belle journée réussie.
 
                                                                                                                                            Colette Leborgne-Soupeaux