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Union Berrichonne du Loiret
ETUDE SUCCINTE SUR UN PERSONNAGE CELEBRE DU BERRY

 

JACQUES COEUR

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Combien d’écoliers ont-ils entendu cette devise de JACQUES CŒUR  qui claquait comme un drapeau,  tandis que leur instituteur tentait de leur inculquer quelques rudiments de la vie du célèbre berrichon.

 
Les historiens s’accordent généralement pour dire qu’il est né à Bourges en 1395 ou en 1400 dans un quartier très actif de la ville où vivaient bon nombre d’artisans.

 
Son père exerçait le métier de marchand pelletier et, si le jeune Jacques reçut une éducation scolaire, il montra très vite un goût prononcé pour le négoce.

En partie grâce au conseil de son père, il acquit rapidement de solides connaissances dans ce métier.

 

Il était l’aîné de la famille. A la mort de son père, il reprit le commerce de celui-ci et le fit prospérer. Il s’avisa toutefois très vite qu’il n’accumulerait pas une grosse fortune en restant à Bourges. L’Orient l’attirait ; il y vit une énorme source de débouchés et décida de tenter l’aventure. Après s’être établi dans des villes comme Montpellier, il affréta des bateaux qu’il fit partir des ports voisins. Son activité d’industriel prospéra à vive allure. Il la développa à la fois en France et à l’Etranger. Sa fortune augmentait 
Charles VII le nomma argentier du Roi. Les services que Jacques Cœur rendit à Charles VII sont innombrables. Il puisa souvent dans sa cassette personnelle pour lui venir en aide.

 
Difficile de se maintenir en grâce près de Charles VII. Jacques Cœur prête souvent de l’argent sur ses fonds personnels quand le besoin s’en fait sentir, pour une guerre par exemple. Il devient également et pour son malheur le créancier des nobles qui lui empruntent sans vergogne des sommes considérables.

 

A rendre trop de services on se fait des ennemis. Jacques Cœur fut victime de cette règle. Il fut discrédité près du Roi et même accusé d’avoir empoisonné Agnès Sorel.

 

A la suite d’un procès où on lui refusa l’assistance d’un avocat, il dut faire amende honorable et ses biens furent confisqués. Il fut condamné également à régler une énorme amende.

La vente de se biens ne suffit pas à payer l’amende à laquelle il avait été condamné.

 
Il réussit à s’évader de prison et à quitter la France. Il mourut en exil en 1456.

Ses biens ne furent restitués que partiellement à ses héritiers.

 
Jacques Cœur avait fait construire à Bourges une magnifique demeure. Elle fut achetée en 1682 par la ville pour en faire la Maison Commune.

J. LE ROUX

Union Berrichonne du Loiret

Mars 1991

ETUDE SUCCINTE SUR UN PERSONNAGE CELEBRE DU BERRY

 
JEANNE DE FRANCE

 
Malgré sa laideur et ses déficiences physiques, JEANNE DE FRANCE est sans doute l’un des personnages les plus attachants qu’ait connu le BERRY.

 
Elle est née en 1464. Fille de LOUIS XI, sœur de CHARLES VIII, elle fut mariée dès son enfance au DUC D’ORLEANS son cousin, le futur LOUIS XII.

 
A la mort de Charles VIII, Anne de Bretagne retourne dans son duché et Louis XII devient roi. C’est alors qu’il s’avise que s’il épouse la veuve de son prédécesseur la Bretagne pourra revenir à la France. Maisla Reine est Jeanne de France. Louis XII n’éprouve aucune attirance pour elle et décide de la répudier.

Aidé par le pape Alexandre VI à qui il accorde des faveurs pour son fils César Borgia, Louis XII entreprend contre Jeanne de France un odieux procès. Il lui reproche notamment sa stérilité et la non consommation de son mariage qui durait depuis 25 ans.

A la grande surprise du roi, la reine se défend énergiquement. Elle refuse toutefois ce qu’elle considère comme une souillure, une visite des matrones.

Louis XII gagne son procès, mis n’en sort pas grandi, bien au contraire.

Fut-il touché par le remords ou jugea-t-il seulement que la fille de Louis XI devait avoir une existence décente ? Il lui accorda le duché de Berry à titre d’usufruit durant toute sa vie.

 
Elle fit son entrée à Bourges le jeudi de la semaine de la Passion.

 
La duchesse qui était dotée depuis son enfance d’une grande bonté se montrait secourable. Elle soignait les pauvres et les malades et menait une vie très pieuse.

Elle fonda d’ailleurs le couvent des Annonciades, mais ne fut jamais elle-même religieuse.

Elle avait fait inscrire au haut de son testament :

« J’étais fille, sœur, épouse de rois de France et si je n’avais été chassée du lit conjugal un roi de France m’eût appelée sa mère ».

 

Dès son décès, le peuple vit en elle une nouvelle sainte et bon nombre de personnalités entreprit au cours des siècles les démarches nécessaires à sa canonisation. Celles-ci aboutirent à sa béatification en 1743 et à sa canonisation en 1950.

Février 1991

 

 

Jacqueline LE ROUX

Union Berrichonne du Loiret

     UNION BERRICHONNE DU LOIRET

 
SOUVENIRS D’ENFANCE

 







LES PREMIERS PAS

 
1969 ! Année mémorable pour moi, puisqu’elle marque mes débuts à l’Union Berrichonne du Loiret. J’avais alors 7 ans … l’âge où les souvenirs commencent à s’imprimer dans nos mémoires !

 
Du reste le premier souvenir que je garde de cette association est celui de mon arrivée au groupe folklorique, lors d’une répétition de danses. Je revois cette salle qui me semblait grande, peu éclairée et quelque peu hostile dont je dus parcourir la longueur en pas de bourrée. Je m’exécutai la peur au ventre en sentant le poids des regards qui m’observaient s’affaisser sur mes épaules et plus particulièrement celui du responsable qui m’attendait à l’autre bout de la salle.

 
Je la parcourus, cette longueur, sans faillir en me raccrochant aux leçons de pas de bourrée que m’avait données ma mère quelques temps auparavant, leçons dont je gardais, d’ailleurs des souvenirs tendres, légers et amusants.

 
A la fin de la longueur, le verdict tomba. Sans être dithyrambique, il ne me sembla pas négatif. A défaut d’en être satisfaite, j’en fus soulagée !

 
LE PREMIER CHANT

 
Il est un autre souvenir auquel je tiens beaucoup et qui souvent vient se rappeler à moi dans les moments les plus incongrus.

A l’époque des mes 7 – 8 ans, il était d’usage de finir les répétitions de danses par une séance d’apprentissage collectif de chants traditionnels berrichons.  J’appréciais particulièrement ce moment car noyée dans la bienheureuse protection de l’anonymat du groupe, ma timidité naturelle se payait le luxe de me laisser chanter à pleins poumons, sans retenue, aucune.

Un soir, en guise d’appréciation sur le chant que nous venions de répéter, Christiane Bury, alors responsable de cette activité, dit à la cantonade : « Vous savez qui chante le mieux ici – grand silence ! – et bien c’est Roseline ! »

Cette révélation fut pour moi un moment de fierté intense et de revanche sur les moments évoqués plus haut. D’un seul coup, j’eu l’impression d’être reconnue, acceptée, malgré mon petit âge et ma petite taille, et de prendre au moins dix centimètres en un instant.

La suite de cet épisode se révéla tout aussi riche en émotions …

Il fut décidé sans doute entre Christiane et ma mère que l’on me ferait chanter une chanson toute seule sur scène. Elles me consultèrent probablement avant d’arrêter définitivement leur décision, mais je n’en ai guère de souvenir.

Ce qui me marqua le plus, fut mon arrivée à L’hôtel St Jean lieu de l’apprentissage de ma première chanson en soliste. Etienne et Christiane Bury tenaient à l’époque cet hôtel et nous avaient donc conviées, ma mère et moi, pour mettre au point ce morceau.

Je me revois pénétrer dans une des pièces de l’hôtel où se trouvait sur la gauche un piano droit qui me sembla immense. C’était la première fois que je voyais cet instrument « pour de vrai » ! Christiane en souleva avec précautions le couvercle et je crois que si elle avait soulevé celui d’un des coffres du trésor d’Ali Baba, je n’en aurais pas été plus impressionnée.

Elle entonna les premières notes … et quelques mois plus tard, je me retrouvai toute seule sur le devant d’une scène en train de chanter mon « tube » : Mon père avait cinq cents moutons ». Ma prestation fut marquée comme beaucoup d’autres par un petit « couic » placée juste en plein milieu de la chanson : au fil des deux premiers couplets le trac me montait jusqu’à la gorge et me faisait louper une ou deux notes, ce qui me permettait ensuite de filer jusqu’au dernier mot sans accroc. Le phénomène devint presque récurrent, mais dans la mesure où l’on me faisait recommencer, j’en conclus maintenant que cela devait faire partie du spectacle !

 
A bien y réfléchir, je me dis que les souvenirs sont de trois sortes : les mauvais que l’on s’évertue à cacher voire à oublier afin qu’ils n’envahissent pas notre présent, les bons qui tels une brise douce laisse sur vous une empreinte légère mais sans réelle conséquence et puis ceux qui vous marquent d’un sentiment de réussite et d’accomplissement par la difficulté … j’aime à penser que les plus forts que je garde de l’Union Berrichonne font partie de cette troisième catégorie et que cette association qu’il me plait d’appeler « La Vieille Dame » ait largement participé à la construction de mon identité.

 
Roseline Ethoré.

Le noir lui va si bien !
 
Il s'agit de la poule noire du Berry, race créée en 1912 par un passionné d'aviculture, le baron Henri de Laage, à Vendoeuvres, dans l'Indre.
La poule noire du Berry, dont l'ancêtre remonte à 1860, voit donc officiellement le jour, suite au dépôt légal de la race à la Société d'aviculture de l'Indre, puis auprès de la Fédération française des volailles. Menacée d'extinction, cette ancienne race rustique renaît de ses cendres en 1975, à Montmorillon (Vienne), grâce à un Berrichon, Gaston Touraine, qui oeuvre à  une sélection rigoureuse pour perpétuer l'espèce.
La Noire du Berry, bonne pondeuse, à la chair ferme et goûteuse, méritait assurément un sauvetage en règle.













 

Les critères
Comment reconnaître une Noire du Berry de ses dizaines de sosies d'espèces différentes?
En rouge et noir...
Les critères de la race ont été définis par son créateur/éleveur, le baron de Laage. Ainsi, le coq, aux proportions harmonieuses, se reconnaît-t-il à son corps en forme de bateau, à son plumage noir uniforme aux somptueux reflets"vert scarabée", ainsi qu'à ses pattes d'un beau gris ardoise.
Sa tête est surmontée d'une crête rouge, présentant 5 ou 6 ardillons. Ses barbillons et ses oreillons sont rouges, également. Si l'iris de l'oeil est rouge, aussi, l'animal ne souffre pas de conjonctivite; c'est sa couleur normale. Le bout du bec doit être blanc.
Le caractère
Il est plutôt ombrageux, voire bagarreur en ce qui concerne les mâles.
Le poids
L'adulte pèse, vivant, 3 à 3,5 kilos. La poule répond aux mêmes critères, mais est moins colorée et beaucoup plus petite (2,5 kilos). Prête à cuire, la volaille pèse un kilo de moins et est vendue environ 11euros au kilo, ce que justifie sa chair à la fois dense et moelleuse, au goût de noisette.
La reproduction
Elle est facile, la race étant rustique. Une poule pond environ 180 œufs et peut vivre 7 à 8 ans, mais la ponte s’arrête au bout de 3 ans. La Noire du Berry est précoce puisqu’elle commence à pondre à l’âge de 5 mois, au lieu de 7 pour les autres races. Ses œufs sont d’un blanc pur.
Dès sa naissance, à Béchanne (Ain) centre national de sélection et d’acouvage, (à l’origine du poulet de Bresse), le poussin reçoit pas moins de 4 vaccins, puis est expédié chez l’aviculteur dans des cartons de 60 cm , où ils voyagent à 100 ! La commande est généralement de 200 ou  300 poussins. Pendant la première semaine, le poussin, à peine remis de son périple, demeure fragile et doit bénéficier d’une température constante de 30 à 32 degrés, assurée par des lampes chauffantes. Ces petites boules piaulantes présentent la particularité d’être bicolores : un duvet blanc dessous et noir dessus. Passé un mois, le poussin devient poulet jusqu’à ce qu’il soit tué, à 5 mois (150 jours au cahier des charges).
Visite d’un élevage 
M. Francis Lasne, éleveur amateur et professionnel, Président depuis 2009 du Club Français de la Noire du Berry, fondé en 2004, est fier de perpétuer cette race typiquement berrichonne.
Depuis 2011, ce retraité d’EDF consacre tout son temps et son énergie à sauvegarder la biodiversité locale, mission qui lui tient particulièrement à cœur, et remonte au temps où il élevait des Berrichonnes de l’Indre, race de brebis pratiquement disparue aujourd’hui, à son grand regret. Il reste 2000 à 3000 « survivantes » qu’il serait temps de remettre à l’honneur.
On sent chez Francis Lasne un amour sincère pour son terroir et le désir de faire connaître la Noire du Berry au plus grand nombre.
Il m’a donc, avec beaucoup de gentillesse et de patience, fait visiter son exploitation, baptisée « Ferme du Bois Doré », sise à La Preugne, tout près de Briantes, dans l’Indre. Bois Doré, joli nom et clin d’œil littéraire au roman éponyme de George Sand, dont l’action se situe à Briantes…
S’y ébattent, en plein air, sur 2 hectares, quelque 650 volatiles regroupés, en fonction de leur âge, (2 semaines, 6 semaines, 13 semaines), dans différents enclos. A l’intérieur de chaque poulailler, des mangeoires suspendues leur fournissent la nourriture, constituée à 80% de céréales (mélange de blé, d’orge et de tritical. Les 20% restants, lespoulets les trouvent dehors, sous forme de vers, limaces, moustiques et sauterelles qui leur apportent les protéines animales. La poule, comme chacun sait, est omnivore.
Les poussins, dans leur nursery chauffée par deux lampes de 250 watts chacune, reçoivent, eux, un aliment traditionnel du commerce, sous forme de miettes de granulés.
L’élevage amateur de Francis Lasne est logé à l’écart dans un autre poulailler. On peut y admirer 4 coqs et une vingtaine de poules, dont certains sont des champions.
La visite se termine par le laboratoire, immaculé, où l’on voit la machine à estourbir les poulets, la plumeuse électrique (imaginez si le travail se faisait  encore à la main !), la table où ils sont éviscérés, ainsi que les bagues qui identifient chaque volaille comme étant une authentique Noire du Berry.
Aides et mobilisation 
Les subventions (Conseil Général et Conseil Régional de l’ Indre, Mairie de Saint Août, Crédit Agricole, Fondation R.T.E_ réseau transport électrique_ ) viennent en aide aux sept éleveurs professionnels dans l’Indre et le Cher, spécialisés dans la Noire du Berry, et appartenant à l’URGB qui leur vend 1 euro le poussin issu du centre d’acouvage de Béchanne, car les poussins doivent obligatoirement provenir d’un acouveur professionnel.
Tout ceci a un coût : 15000 à 20000 euros payés à Béchanne par le club. C’est pourquoi, après Gaston Touraine et Jean-Pierre Michaud, les éleveurs, dont Francis Lasne, ne ménagent pas leurs efforts pour médiatiser la Noire du Berry, en participant à des concours avicoles, festivals des saveurs, salons de la gastronomie, ainsi qu’au marché hebdomadaire de Saint Août le mardi, à des émissions de radio et à des interviews pour la Presse.
Amateurs de bonne chère et partisans de la sauvegarde de notre patrimoine gastronomique, partez à la recherche de cette succulente   volaille que vous reconnaîtrez à son étiquette et à sa bague  « Noire du Berry ». Elle vous ravira le palais !
Berrichons de naissance, de cœur ou d’adoption, rejoignez les adhérents du club CFNB , tous fiers et conscients de faire revivre la Poule Noire du Berry !
 
Coordonnées du club : siège social : 21 route d’Issoudun   36120  Saint Août.
Mille fois merci à monsieur Francis Lasne pour sa gentillesse et ses explications.
Danièle Morel, de l’Union Berrichonne du Loiret.